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13Mai/13Off

ARJEL : deux poids, deux mesures

Alors que le marché du jeu en ligne est régulé par l'ARJEL depuis bientôt 3 ans, il convient de se poser des questions quant à certains avantages dont bénéficient encore le PMU et la Française des Jeux.

Le logo de l'ARJEL

Le logo de l'ARJEL

Les intentions pas si louables de l'ARJEL...

Pour se donner bonne conscience et éviter à ses citoyens de s'endetter, l’Étatpar l'intermédiaire de l'ARJEL à imposé ses conditions aux opérateurs parmi lesquelles l'obligation lors de toute communications publicitaires d'adjoindre une mention concernant la dépendance au jeu quel que soit le support. Le jeu est placé au même niveau que l'alcool par l'état. Le message de l'état est clair : "Oui au jeu en ligne, non à l'endettement et à la dépendance"

Rappelons cependant que le marché du jeu en ligne rapporte énormément d'argent à l'état, le rapport du premier trimestre 2013 de l'ARJEL indique que les paris sportifs sont en progression de 17% par rapport à l'année précédente en atteignant 204 millions d'euros et que les paris hippiques quant à eux affiche une progression plus faible de 5% mais qui cumulent 305 millions d'Euros, on citera en dernier lieu les jeux de cercles (le poker principalement) qui sont en recul de 13% mais qui culminent à 1,476 milliard d'euros.  (Source)

Les dés sont pipés!

Les opérateurs historiques, (le PMU et la Française des Jeux donc) bénéficient cependant encore d'un avantage non négligeable face aux opérateurs en ligne. Étant implantés historiquement dans les bar tabacs (que certains appellent café PMU, c'est dire), ils n'ont aucune obligation de vérifier l'identité de leur client et donc, à fortiori, aucune façon de vérifier si ces mêmes personnes sont interdites de jeu. Ils peuvent donc en tout légalité, continuer à encaisser des mises de ces personnes en toute impunité alors que leurs confrères en ligne ne le pourront pas.

Pour ceux qui n'ont jamais fréquenté de casino, certains sont équipés de lecteur de carte d'identité leur permettant de vérifier l'identité de leur client, leur âge et peut-être même s'ils font l'objet d'une interdiction de jeu. En tout état de cause, on peut parler d'une véritable distorsion de concurrence entre les opérateurs en ligne et ceux qui étaient depuis longtemps implantés dans les troquets et cafés. De manière assez ironique, à l'inverse du e-commerce où des FNAC, Boulanger et Darty deviennent les showroom des pure player, dans le cas des opérateurs de jeu en ligne, les acteurs historiques bénéficient eux au contraire du brick and mortar.

En guise de conclusion, si l'ARJEL régule le jeu en ligne, on peut légitimement se demander quand les nouveaux entrants auront le droit de s'implanter dans les bars. Tous ne seront pas intéressés tant le modèle dématérialisé est avantageux sur bien d'autres points mais cela permettrait de rétablir une véritable concurrence. Heureusement pour le marché, l'Europe est là et saura casser les monopoles nationaux au profit d'une future Europe du pari en ligne...

 

Sources :

Paris en ligne : la Commission évolue vers une vision moins libérale

L'Europe veut réguler les paris en ligne

Jeux en ligne : un bilan de la libéralisation du marché

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Posted by Romain

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